Ce qu'il faut lister
Le but est de lever ce frein en chiffrant votre projet poste par poste. Trois familles de dépenses à passer en revue :
1 · Vos frais restés au pays
- Crédit immobilier, impôts, garde-meuble, abonnements, frais bancaires…
- Agissez dessus : arrêtez les abonnements inutiles, négociez un décalage d'échéance de crédit avec votre banque, louez votre logement pendant votre absence.
2 · Vos dépenses en voyage
- Transport, logement, nourriture, achats, assurance, soins, téléphonie.
- Faites des moyennes par type de dépense selon les destinations envisagées et votre niveau de confort (van, camping, hôtel ; cuisine maison ou restaurant).
- Les activités : gratuites comme la randonnée, ou à budgéter quand elles sortent de l'ordinaire.
3 · Vos moyens de financement
- Travail sur place, location de votre logement, épargne disponible aujourd'hui, et comment mobiliser cet argent.
Pour notre voyage, nous avons dépensé 36 000 € pour 2 personnes, à travers les États-Unis, le Canada, Hawaï, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le transport n'est arrivé qu'en deuxième poste : en Australie et en Nouvelle-Zélande, nous étions en van, qui mélange logement et transport.
Quelques ordres de grandeur
Le van : notre leçon budget
On voulait un van où l'on peut se tenir debout — après 2 mois et demi en van en Australie, on savait que c'était le confort minimum. Mais faute de s'y être pris assez tôt, et en pleine période de vacances, on a dû se rabattre sur un van/break où l'on ne tient pas debout, sinon le budget explosait. Si c'était à refaire, on réserverait bien plus tôt pour gagner en confort et payer moins cher.
Financer le voyage
Si vous êtes propriétaire de votre logement en France :
- Louez-le à un ami ou une personne de confiance — plus simple pour récupérer le logement au retour.
- Vendez-le, notamment si vous ne comptez pas y revenir… ou ne pas rentrer du tout.
Travailler sur place reste un excellent moyen de vivre longtemps à l'étranger — et de s'intégrer vraiment. Nous avons voyagé 8 mois, puis sommes restés à Sydney : j'avais pris un working holiday « au cas où », et j'ai fini par décrocher un emploi qui a couvert l'intégralité de nos frais pendant tout l'été. C'est même grâce à ce visa que j'ai été embauché par l'entreprise qui nous a permis de nous installer durablement à Manly Beach.